[ tract unitaire CNDF, Femmes Solidaires, OLF, Collectif féministe Ruptures, Femmes égalité, CGT, FSU, Union syndicale Solidaires, Attac France, Fondation Copernic ]


Syndicat National Solidaires-Justice
Pour un syndicalisme de lutte et de résistance au sein du ministère de la justice
Si le gouvernement ne lâche pas, il n’aura pas de répit. C’est l’entrée en grève massive et rapide de tous-tes qui fera reculer le gouvernement et imposera le retrait du projet. Un recul social de cette ampleur ne se négocie pas, il se combat. C’est par la grève générale que nous obtiendrons le retrait du projet et l’amélioration de notre système de retraites.
Après les très fortes mobilisations des 9 et 11 janvier dernier…
…On remet ça les 14, 15, 16 et jusqu’à la victoire !!!
Après un 17 décembre marqué une nouvelle fois par de très nombreuses manifestations et des taux de grève forts dans la fonction publique, le premier ministre n’a, le 19 décembre, fait aucune annonce correspondant à ce qui s’exprime depuis le 5 décembre.
Une nouvelle fois il a tenté de diviser les salarié·es qu’ils et elles soient du public ou du privé, pointant du doigt les régimes spéciaux et promettant des mesures particulières pour les fonctionnaires.
Aucune des mesures annoncées par le gouvernement, notamment l’extension du dispositif de retraite progressive aux fonctionnaires, ne correspond à des choses acceptables. Ça n’est qu’une énième tentative du gouvernement de faire diversion. C’est le retrait total du texte que nous exigeons.
Pour Solidaires, il est indispensable de poursuivre et d’amplifier la mobilisation, sans trêve et d’être toujours plus nombreuses et nombreux en grève, présent·es dans les initiatives et manifestations et actions de soutien dans les jours qui viennent jusqu’à la fin de décembre. Cela inclut les actions du week-end des 21 et 22 décembre, et le 28 décembre, temps fort à l’appel notamment des syndicats cheminots et d’autres secteurs en lutte. La mobilisation se poursuivra ensuite et dans les jours qui suivront, en particulier le 9 janvier à l’appel de l’intersyndicale tant que le projet de casse des retraites est maintenu. Toutes et tous ensemble dans la mobilisation et la grève !
Les déclarations d’Édouard Philippe du 11 décembre n’ont convaincu personne. Bien au contraire. Le Premier ministre a confirmé les grands axes de la réforme de la retraite à points, et tenté de désamorcer la colère des secteurs en lutte à grand renfort d’enfumage (régimes spéciaux, ensei- gnants, infirmiers…). Mais au final, il n’a fait qu’attiser leur colère et provoqué un élargissement du front syndical !
Pour Solidaires :
— La retraite à 64 ans, « âge d’équilibre » c’est non !
— La baisse massive des pensions avec la retraite à points, c’est non !
Nous ne sommes pas dupes, le gouvernement cherche à diviser pour affaiblir la mobilisation :
— il tente d’opposer les générations entre elles (la généra- tion d’avant1975 et celle d’après) ;
— il tente d’opposer les catégories professionnelles entre elles : départ anticipé pour les métiers de l’ordre et de la sé- curité aux missions dangereuses, rien pour les autres malgré les postures pénibles, le travail de nuit, les horaires décalés (FPH, SNCF, RATP), … Il déclare que le niveau de retraite des enseignants sera « comparable » aux métiers équiva- lents dans la fonction publique (quelle garantie réelle ?) et sera écrit dans la loi mais oublie au passage les personnels de catégorie C des petites collectivités territoriales et les contractuels de droit public dépourvus de primes.
Et le gouvernement ment :
— quand il dit que les femmes et les précaires seront ga- gnants, alors que c’est tout l’inverse. La prise en compte de la totalité de la carrière, soit 43 ans, inclut les mauvaises années, et défavorise les carrières heurtées ;
— quand il dit que pour les fonctionnaires, la prise en compte des primes suffira pour compenser la perte de la référence aux 6 derniers mois de rémunération. Là encore, le décompte de points sur la carrière complète les défavo- rise tous ;
— quand il dit que les pensions ne baisseront pas, alors que la part dévolue aux retraites devra rester sous la contrainte d’une limite à 13,8 % du PIB, sachant que le nombre de re- traités partant à la retraite augmentera pour les générations à venir, et qu’entreront aussi en ligne de compte l’espérance de vie et la conjoncture économique ;
— quand il dit que ce sont les partenaires sociaux qui fixe- ront la valeur du point dans le nouveau système de retraite alors que c’est la loi cadre de financement de la sécurité sociale (PLFSS) qui la fixera ! Le gouvernement veut la main et étatise au contraire la gouvernance du système de retraite comme il l’a fait avec les caisses de sécurité sociale branche maladie.
Pour Solidaires :
— La garantie d’un taux de remplacement public/privé à 75% du revenu antérieur, c’est oui !
— La retraite à 60 ans et reconnaître les spécificités des métiers par des départs anticipés à la retraite de 5 ans, c’est oui !
— Des carrières, rémunérations et retraites égales pour les femmes comme et les hommes, c’est oui !
— Revoir le financement du système de retraite c’est oui ! Suppression des exonérations de charges sociales, taxation des dividendes, pour une nouvelle répartition des richesses entre le salaire socialisé et les revenus du capital, c’est oui ! — Ouvrir des négociations sur la base du régime de retraite par répartition actuel fondé en 1945, pour l’améliorer et re- venir sur les réformes régressives qui l’ont altéré, c’est oui !
Désormais, l’intersyndicale interprofessionnelle s’est élar- gie. Par un communiqué commun, les organisations SO- LIDAIRES, CGT, FO, FSU, CGC, FIDL, MNL, UNEF, UNL ont appelé à renforcer la mobilisation par la grève et les manifestations les 12 et 17 décembre et à reconduire la grève quand les salarié·es le décident.
Dans la Fonction publique, l’intersyndicale SOLIDAIRES, CGT, FO, FSU, FA-FP dénonce l’obstination du gouverne- ment et appelle à amplifier la mobilisation, relayant l‘appel interprofessionnel.
Le 12 décembre, de nombreuses actions et manifestations locales ont eu lieu. Le week-end sera aussi l’occasion de multiples initiatives.
Toutes et tous ensemble, continuons le combat, jusqu’à